1 octobre 2026
HUMAN Education Summit 2026 : penser l’éducation et le travail à l’ère de l’intelligence artificielle
L’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) a mis sur pied une délégation jeunesse francophone composée de quatre personnes provenant de la France, du Québec et du Canada francophone à l’occasion de la 3e édition du HUMAN Education Summit 2026, qui s’est tenue à Montréal les 18 et 19 septembre.
En amont du sommet, deux journées de visites des écosystèmes en intelligence artificielle (IA) et en éducation ont été organisées par l’OFQJ, en collaboration avec son partenaire EdHu2025. Ces rencontres ont permis aux membres de la délégation de découvrir des initiatives québécoises et d’échanger avec des actrices et acteurs qui contribuent à transformer les pratiques pédagogiques et les environnements d’apprentissage.
De l’école aux carrières : construire l’avenir du travail, de l’apprentissage et des compétences à l’ère de l’IA
Le HUMAN Education Summit se veut un espace de réflexion et d’action autour des transformations que l’intelligence artificielle entraînent dans les systèmes éducatifs, les métiers et les parcours professionnels.
Pendant deux jours, expertes et experts internationaux, établissements d’enseignement, organisations et professionnelles et professionnels de la formation se sont réunis pour réfléchir aux façons de faire évoluer les infrastructures, les métiers, les curriculums et les compétences afin de mieux répondre aux transformations en cours.
Pour les membres de la délégation francophone, le Sommet a constitué une occasion de découvrir des expériences concrètes, de confronter différentes perspectives et de développer leur réseau professionnel autour d’un enjeu commun : comment préparer les personnes et les organisations aux transformations liées à l’intelligence artificielle tout en maintenant l’humain au cœur de l’apprentissage?
À la découverte de l’écosystème québécois de l’IA et de l’éducation
Les deux journées précédant le sommet ont permis aux participantes et participants de découvrir plusieurs initiatives montréalaises en matière d’innovation pédagogique, de recherche et d’intelligence artificielle.
La délégation a d’abord été accueillie dans les bureaux de Montréal du ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF), où elle a pu faire connaissance et découvrir le travail d’IVADO, un consortium interdisciplinaire et intersectoriel de recherche, de formation et de mobilisation des connaissances en intelligence artificielle. L’échange avec une représentante de cette organisation a notamment permis d’aborder les enjeux liés au développement d’une IA robuste, raisonnante et responsable.
À l’UQAM, une rencontre avec des responsables du Laboratoire RELIA – Laboratoire de recherche sur l’innovation pédagogique et l’apprentissage en enseignement supérieur a permis d’explorer les liens entre innovation pédagogique, numérique et enseignement supérieur.
La deuxième journée a donné lieu à des visites de terrain dans des milieux d’enseignement. Au Collège Sainte-Anne, les membres de la délégation ont découvert différentes initiatives en matière d’innovation et d’intelligence artificielle, notamment à travers la visite d’aménagements pédagogiques et de la Chaufferie, un espace de création et de fabrication. Un atelier collaboratif leur a également permis de réfléchir aux pistes d’évolution des environnements d’apprentissage.
La visite s’est poursuivie à l’Université de Montréal, au campus Marie-Victorin, avec la découverte du laboratoire LAVIA, ou ils ont pris connaissance de projets de recherche en intelligence artificielle et de travaux réalisés par des étudiantes et étudiants.
Deux journées pour réfléchir, expérimenter et réseauter
Les 18 et 19 septembre, les membres de la délégation ont pris part aux différentes activités du HUMAN Education Summit : conférences, panels, ateliers de réflexion stratégique, formations thématiques et activités de réseautage. Les échanges ont notamment porté sur l’évolution des compétences, la transformation des métiers, l’innovation pédagogique et les nouvelles façons d’apprendre et de travailler dans un contexte où l’intelligence artificielle prend une place grandissante. L’accès à des expertises diversifiées et les rencontres avec des personnes issues de différents milieux ont également favorisé le partage d’expériences entre les territoires francophones représentés au sein de la délégation.
Faire circuler les idées au sein de la francophonie
En réunissant de jeunes professionnelles et professionnels, étudiantes et étudiants et personnes engagées dans les transformations de l’éducation provenant du Québec, de la France et du Canada francophone, ce projet a permis de créer un espace d’échanges autour d’enjeux qui dépassent les frontières.
Pour l’OFQJ, cette initiative s’inscrit dans sa volonté de favoriser la mobilité des jeunes, le développement des compétences et la création de liens professionnels durables entre le Québec et les autres territoires de la francophonie. À travers la découverte de l’écosystème québécois et la participation à un événement international, les membres de la délégation ont ainsi pu enrichir leurs connaissances, partager leurs perspectives et contribuer aux réflexions sur l’avenir de l’éducation, du travail et de l’apprentissage à l’ère de l’intelligence artificielle.
Témoignage d'Olivier Odillpon Pizongo, du Québec
Professionnel en environnement qui travaille quotidiennement à l’analyse et la gestion de projets complexes liés aux enjeux hydriques, municipaux et aux milieux naturels. Son parcours, appuyé par une maîtrise en sciences de l’eau, lui a permis de développer une approche rigoureuse intégrant à la fois les dimensions techniques, réglementaires et stratégiques des projets. Particulièrement intéressé par l’innovation et la transformation des pratiques, il porte un intérêt croissant à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus d’analyse, de prise de décision et dans les systèmes éducatifs.
« Ma participation à ce sommet avait principalement pour objectifs de découvrir de nouvelles approches en matière d’éducation et d’innovation, d’élargir mon réseau professionnel et de rencontrer des personnes provenant de différents horizons afin de partager des expériences et des idées. Je peux dire que ces objectifs ont été atteints, notamment grâce à la richesse des échanges et à la diversité des participantes et participants.
Cette expérience a eu un impact positif sur mon parcours professionnel et académique. Les discussions et les rencontres réalisées durant le sommet m’ont permis de prendre du recul sur mon propre parcours, de découvrir de nouvelles perspectives et de réfléchir davantage à la manière dont je peux contribuer à des projets ayant une portée sociale, éducative et professionnelle. Elle m’a également encouragé à continuer à développer mes compétences et à m’impliquer dans des initiatives favorisant les échanges et la collaboration entre les communautés.
Je peux déjà identifier des retombées concrètes, notamment l’élargissement de mon réseau, la création de nouveaux contacts professionnels et l’émergence de pistes de collaboration et de projets. Au-delà des deux journées du sommet, je considère que plusieurs de ces échanges pourront se poursuivre et évoluer dans le temps.
Le soutien financier offert par l’OFQJ a également joué un rôle important dans ma participation. Il a facilité concrètement mon déplacement et ma participation au projet, en réduisant les contraintes financières liées au séjour. Sans ce soutien, l’accès à une telle expérience aurait été plus difficile.
Merci encore à l’OFQJ et à toute l’équipe pour cette opportunité et pour l’accompagnement offert tout au long du projet. »
Témoignage de Lucie Robinson, de France
Vice-présidente Amérique du Nord et administratrice d’Édumalin, une entreprise EdTech spécialisée dans l’accélération des apprentissages grâce aux sciences cognitives, à l’enseignement explicite et à l’intelligence artificielle. Dans le cadre de ses fonctions, elle représente la compagnie depuis Montréal, et supervise son développement au Canada et aux États-Unis, en travaillant étroitement avec des établissements scolaires, des organismes publics et des partenaires de recherche.
« Je souhaitais rencontrer des acteurs de l’éducation et de la recherche au Québec, mieux comprendre leurs travaux sur l’IA et les apprentissages, et voir comment ces échanges pouvaient nourrir le développement d’Édumalin. J’ai le sentiment d’avoir atteint ces objectifs. Les visites et le sommet m’ont apporté des idées concrètes, des contacts à suivre et de nouvelles questions à explorer avec notre équipe.
Sur le plan professionnel, cette expérience m’a aidé à prendre du recul sur notre façon de concevoir et d’évaluer les outils éducatifs. J’ai aussi beaucoup apprécié de pouvoir échanger avec des personnes issues de la recherche, des établissements scolaires et des entreprises, qui abordent ces enjeux sous des angles différents, de même qu’avec les autres participants de la cohorte.
J’ai identifié plusieurs personnes avec qui poursuivre les échanges, notamment autour de l’évaluation des apprentissages et de l’usage de l’IA en éducation. J’ai déjà fait les suivis par courriel. Cette mission m’a aussi permis de préciser une piste de collaboration avec des chercheurs pour mieux mesurer les effets d’Édumalin sur les apprentissages. Ce sont encore des démarches à construire, mais elles débouchent déjà sur des propositions concrètes.
Le cadre de la délégation m’a donné accès à des visites de terrain et à des échanges avec des interlocuteurs que je n’aurais probablement pas rencontrés dans les mêmes conditions en participant seulement au sommet. »